C’est à Victor Hugo que j’emprunte ce titre, qui contemplant la mer à Guernesey, écrivait en métaphore de son cœur tourmenté par la perte de sa fille : « J’habite un tourbillon d’écume ».

Mais point de tragédie dans ces images : les corps dansent, se balancent, s’entrechoquent.

Les rires fusent, les jeunes filles défilent.

Peu à peu, chacun est saoulé de chaleur et de sel, bercé du bruit obsédant de la vague.

L’œil peine à fixer, le regard file en trainées de blanc pur, l’image fantomatique stroboscope, à tel point qu’on ne sait plus qui bouge, d’eux ou de nous sur le rivage.

Puis le soleil pâlit, s’échauffe, les yeux se brouillent.

L’image hyperréaliste d’un jour d’été sur une plage marocaine s’évanouit dans une abstraction onirique où ne subsiste que l’idée du mouvement.

HB